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2017 Rapport RSE de Responsabilité Sociale d'Entreprise
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E) Réduire les impacts environnementaux de Criteo

1. Politique environnementale générale

Criteo respecte l’environnement. Bien qu’il n’existe pas de politique environnementale formalisée et globale, Criteo est conscient de l’impact environnemental de ses activités, et vise à prendre des mesures pour le minimiser. Chez Criteo, tous les salariés sont responsables de la préservation de la planète et, bien qu’elle soit spécialisée dans les nouvelles technologies, l’entreprise comprend qu’à sa façon elle peut agir, en étudiant son impact sur l’environnement afin de le limiter par le biais d’initiatives locales et d’une transformation globale de son activité.

La nature des activités de Criteo a poussé la société à mettre en oeuvre des actions tangibles dans divers domaines : gestion des data centers et des données, promotion des bureaux verts, et sensibilisation aux pratiques durables parmi les salariés afin de prévenir les répercussions néfastes sur l’environnement ou la santé humaine.

a. Data centers et gestion des ressources

Pour assurer l’efficacité de ses opérations, Criteo s’appuie sur plusieurs data centers de grande envergure, associés à des salles réseau plus petites appelées POPS (« points of presence » en anglais). Les POPS sont semblables à des data centers de petite taille. En 2017, les serveurs de Criteo sont installés dans 13 data centers à travers le monde, tous appartenant à des prestataires de services externes. Parmi ces 13 emplacements, huit sont des centres de traitement des données et cinq accueillent des serveurs POPS. L’infrastructure de serveurs constitue le plus grand impact environnemental de Criteo.

Depuis 2016, Criteo a établi des politiques spécifiques pour ses data centers et revu à la hausse ses exigences en matière d’environnement. Par exemple, la période de garantie des serveurs a été augmentée à cinq ans, afin de réduire la fréquence de remplacement des machines. Criteo a également imposé que la livraison des serveurs soit effectuée par boîte de 10 unités afin de réduire les déchets de plastique et de carton.

Afin d’adopter une approche responsable de l’utilisation de ses infrastructures, Criteo doit ajuster ses besoins en fonction des prévisions de croissance. En 2017, une équipe dédiée à la planification des capacités a été formée afin d’optimiser l’attribution des ressources en infrastructure en fonction des objectifs commerciaux. Ainsi, plusieurs salariés s’attachent désormais à temps plein à rationaliser l’utilisation de l’infrastructure de Criteo afin d’en tirer le meilleur rendement en termes de coûts et de consommation d’électricité. En conséquence, des prévisions de croissance fiables ont pu être établies pour l’avenir, ainsi qu’un budget et des actions concrètes pour réduire les coûts et la consommation d’énergie.

En outre, Criteo travaille afin d’établir des pratiques durables parmi ses fournisseurs de services (hébergement et recyclage de matériel) et de matériel informatique. Pour chaque nouveau projet, Criteo envoie un appel d’offres à plusieurs partenaires potentiels, et l’un des principaux critères de la matrice de décision est la responsabilité écologique. De cette manière, Criteo est en mesure d’examiner de manière approfondie les pratiques des fournisseurs potentiels en matière de développement durable.

Ces derniers doivent notamment répondre aux questions ci-dessous (liste non exhaustive) :

  • Offrez-vous une option d’énergie renouvelable ?
  • Êtes-vous engagé dans une collaboration « verte » avec votre fournisseur ?
  • Êtes-vous en train d’améliorer votre certification LEED (ou équivalent) ?
  • Suivez-vous le cahier des charges « Green Grid » et / ou TIA-942 ?
  • Proposez-vous le rachat des serveurs en fin de vie ? Si oui, indiquez les conditions générales (âge du serveur / quantités par année et par modèle).
  • Offrez-vous un service de recyclage des serveurs ? Si oui, indiquez les conditions générales et si vous êtes en mesure de délivrer un certificat de recyclage.
  • Veuillez décrire le processus d’économie d’énergie de votre bâtiment.
  • Veuillez indiquer les modalités de calcul de votre indicateur d’efficacité énergétique (« power usage effectiveness », PUE).

Toutes les questions ci-dessus font partie du questionnaire d’appel d’offres pour les data centers.

En complément de ces critères, une annexe spécifique a été ajoutée au modèle d’appel d’offres intégrant le code de conduite européen sur l’efficacité énergétique des data centers, qui exige des fournisseurs qu’ils décrivent les bonnes pratiques qu’ils mettent en oeuvre en la matière. Ce code de conduite a été publié pour la première fois en 2008 par le « Joint Research Center » (JRC) de la Commission Européenne, avec pour objectif d’améliorer l’efficacité énergétique des datas centers.

Le programme, qui établit une série de normes ambitieuses, repose sur la participation volontaire des entreprises. Au coeur de ce code de conduite, figurent des directives en matières de bonnes pratiques qui définissent les axes d’amélioration en termes d’efficacité énergétique dans les data centers et couvrent l’exploitation quotidienne des centres, le remplacement de l’équipement, les rénovations importantes et la conception de nouveaux data centers.

b. Bureaux durables

L’engagement de Criteo en matière de développement durable le conduit à installer ses collaborateurs dans des bâtiments aussi respectueux de l’environnement que possible.

A titre d’exemple, l’immeuble qui héberge son siège à Paris est certifié NF HQE (haute qualité environnementale). Ce bâtiment représente à lui seul 31 % de la surface totale des bureaux de Criteo dans le monde.

De même, le bureau de Criteo à Pékin est certifié ISO 14001 et le bureau de Singapour est situé dans un bâtiment qui a été récompensé par le prestigieux « Green Mark Platinum Award ». En outre, les bureaux de Miami et Boston sont installés respectivement dans des bâtiments certifiés LEED or et argent.

Bien que Criteo ne dispose pas à ce jour d’une politique formelle en matière de bâtiments durables, l’entreprise s’efforce de toujours choisir des espaces sains qui appliquent les meilleures pratiques possibles en matière d’environnement.

c. Initiatives vertes

À l’étape actuelle de son développement, Criteo s’appuie principalement sur des initiatives locales, menées par les différents bureaux ou par les salariés eux-mêmes. Par exemple, le parcours de formation des nouvelles recrues aborde des sujets tels que les pratiques d’impression (impression recto-verso en noir et blanc) ou diverses initiatives locales comme le recyclage de vêtements et la plantation d’arbres. Criteo s’appuie aussi sur des campagnes de communication internes pour sensibiliser et engager ses salariés sur les sujets environnementaux, notamment les 3R — réduire, réutiliser, recycler.

Parmi les initiatives lancées en 2017, on compte notamment des collaborations avec trois organisations non-gouvernementales : « Legambiente », « Humana People to People » et « Lifegate ». Ces dernières offrent des formations sur la protection de l’environnement et le recyclage des vêtements, mais également sur les déchets alimentaires et le recyclage en général.

Avec l’aide de « Tree-Nation », Criteo a également planté plus de 100 arbres dans une région spécifique d’Afrique, créant ainsi la forêt Criteo. Ce projet prévoyait aussi une formation sur la protection de l’environnement.

En 2017, Criteo a poursuivi ses programmes de sensibilisation auprès des salariés, afin de les inciter à prendre des mesures pour réduire leur impact sur l’environnement en modifiant leurs habitudes au travail et à la maison. L’entreprise s’est également engagée auprès de l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) au cours de la Semaine Européenne pour la Réduction des Déchets au mois de novembre 2017, en proposant notamment plusieurs ateliers sur les 3R au cours de cette semaine.

2) Économie circulaire

a. Production de déchets

En matière de RSE, Criteo s’est fixé plusieurs objectifs importants : pouvoir mesurer ses efforts de recyclage, contrôler la production de déchets de ses activités, utiliser des méthodes alternatives de collecte et de tri des déchets et enfin faire la transition vers une activité « zéro déchet ». Dans les années à venir, un suivi du taux de recyclage sera mis en place, tant sur les déchets électroniques2 que sur les déchets de bureau.

2 Les déchets électroniques englobent tous les composants électriques et appareils électroniques mis au rebut.

Déchets 2016 2017 Var.
Déchets électroniques issus des data centers (équipement sans valeur commerciale) N/A 3,2 tonnes -
Déchets électroniques issus des bureaux
Total 5,15 tonnes 2,01 tonnes -61 %
Taux de recyclage N/A 13,5 % -
Déchets de bureaux
Total 237,3 tonnes 294,7 tonnes 24 %
Total par salarié 133 kg/​salarié 120 kg/​salarié -10 %

Déchets électroniques

En 2017, grâce à la mobilisation des équipes R&D, Informatique Interne et « Workplace Experience », Criteo réalisé 2 progrès majeurs en matière de reporting sur ses déchets électroniques :

  1. Criteo a été en capacité de collecter des informations fiables en matière de recyclage des déchets électroniques issus des bureaux (taux de recyclage).
  2. Criteo a affiné la définition des déchets électroniques issus des data centers. Ainsi, lorsque des serveurs, du matériel ou tout autre équipement informatique issu des data centers atteignent la fin de leur cycle de vie ou lors du démantèlement d’un data center, Criteo revend l’ensemble des équipements à des courtiers et une part de ces équipements est revendue à coût zéro. Ces équipements, récupérés par les courtiers, n’ont aucune valeur commerciale sur le marché (du fait de leur vétusté ou de leur obsolescence) et entrent de fait dans la catégorie des déchets électroniques. En 2017, 31,9 tonnes d’équipements informatiques issus de data centers ont été revendus dont 3,2 tonnes d’équipements à coût zéro, ce qui représente les déchets électroniques de Criteo issus des data centers.

Dans les mois à venir, Criteo souhaite renforcer la collaboration avec ses courtiers afin de mieux comprendre et de contrôler l’utilisation finale de ces équipements.

Déchets de bureau

Criteo participe autant que possible au tri et au recyclage des déchets. Des bacs différentiés ont été installés pour trier les déchets dans la plupart des bureaux, et des boîtes de recyclage de piles ont également été installées dans certains bureaux comme ceux de Pékin ou de Londres. De plus, dans la plupart des bureaux, les procédures de classification des déchets sont illustrées afin de s’assurer que les salariés suivent les directives de recyclage. Pour limiter les déchets, plusieurs bureaux évitent également de fournir des verres jetables et encouragent les salariés à utiliser des tasses.

Depuis juillet 2017, dans le bureau de Paris, les capsules jetables Nespresso sont remplacées par des « EcoCups » à base d’amidon de maïs entièrement recyclables. Criteo devrait bientôt élargir cette initiative à l’ensemble de ses bureaux. Afin d’encourager la réduction des déchets, la société a également organisé une campagne de communication ainsi qu’une journée sans gobelets. Les bureaux de la région Europe du Sud (Milan, Barcelone et Madrid) ont également adopté une approche de réduction des déchets en encourageant l’utilisation de bouteilles d’eau métalliques et de tasses à café traditionnelles pour réduire l’utilisation des gobelets en carton.

b. Consommation de papier

Criteo s’efforce de limiter sa consommation de papier et, grâce à la nature de son activité, un modèle de travail sans papier est favorisé dans la mesure du possible. Lorsque l’impression est nécessaire, il est demandé aux salariés de réutiliser le papier imprimé d’un seul côté ou d’imprimer en recto-verso lorsque cela est possible. Cela a même été enregistré comme configuration d’impression par défaut dans certains bureaux comme à Pékin, Singapour, Paris et huit bureaux aux États-Unis. À Séoul, Tokyo et Sydney, des bacs de recyclage ont été installés afin d’encourager les salariés à recycler et réutiliser le papier.

Papier 2016 2017 Var.
Consommation de papier
Total 6,7 tonnes 6,3 tonnes -7 %
Total par salarié 3,8 kg/​salarié 2,6 kg/​salarié -32 %
Total provenant de marques durables 4,50 tonnes 4,9 tonnes 9 %
Part provenant de marques durables 67 % 78 %

Criteo s’engage également à éviter le gaspillage alimentaire. À cet égard, lorsque des événements sociaux sont organisés, la nourriture est commandée en fonction du nombre de collaborateurs qui ont réservé. Ainsi, pour les déjeuners d’équipe mensuels, un calendrier permet de relever toutes les absences et de commander les repas en conséquence. Les salariés sont encouragés à emballer les denrées non consommées et à les ramener chez eux en cas de restes. Bien qu’il soit parfaitement fonctionnel, le restaurant d’entreprise installé dans le bureau de Paris n’est pas géré par Criteo. De ce fait, les mesures prises pour réduire les déchets alimentaires sont limitées aux pratiques des prestataires de services impliqués.

Afin d’étendre son effort de réduction des déchets aux événements organisés par la société, le bureau de Paris a de nouveau fait appel à l’entreprise sociale « Phenix » qui récupère la nourriture non consommée auprès des services de traiteur et en organise la redistribution immédiate. Ce mode de fonctionnement est appliqué au sein de l’ensemble des départements afin de garantir une action cohérente dans ce domaine. En outre, la nourriture commandée au restaurant d’entreprise qui n’est pas consommée sur place est redistribuée à l’association de l’église Saint-Eustache.

c. Consommation d’eau

Pour limiter son empreinte environnementale, Criteo a déployé des pratiques durables en matière d’utilisation de l’eau. Dans la plupart des bureaux, des robinets équipés de capteurs et des toilettes à chasse d’eau à deux niveaux ont été installés.

Au lieu de proposer des bouteilles d’eau, Criteo encourage autant que possible la consommation d’eau filtrée et offre à toutes les nouvelles recrues des bouteilles métalliques et d’autres éléments de vaisselle réutilisables afin de limiter la multiplication des emballages et le gaspillage d’eau.

Eau 2016 2017 Var.
Consommation d’eau
Total 19 018 m3 25 239 m3 33 %
Total par salarié 10,7 m3/​salarié 10,3 m3/​salarié -4 %

d. Consommation d’énergie

Réduction de la consommation d’énergie

Bien que Criteo ne soit pas propriétaire des bâtiments qu’elle occupe, la société s’efforce autant que possible de limiter sa consommation d’énergie. À cet effet, chaque bureau met en oeuvre ses propres initiatives d’économie d’énergie. Criteo a ainsi déployé de nombreuses actions visant à réduire la consommation d’énergie tant dans les bureaux que dans les data centers.

En France, l’éclairage est automatiquement coupé la nuit, comme pour les bureaux de Singapour et de Tokyo. De même, dans quelques bureaux européens, comme le bureau de Londres, l’éclairage est activé par un capteur de mouvement. De nombreux projets sont en cours tant dans la région EMEA que APAC pour installer des éclairages LED lorsque cela est possible. Dans la région Amériques, le bureau de Los Angeles est entièrement équipé d’éclairages LED et celui de New York à hauteur de 57 %.

La climatisation est également une source de consommation d’énergie que Criteo cherche à contrôler. À cet effet, le système de climatisation s’éteint automatiquement en fin de journée dans les bureaux du Japon, de Singapour et de Londres et passe à un régime réduit dans les bureaux de Paris. Dans la région Amériques, le système du bureau de New York est configuré de manière à fonctionner de 6 h à 18 h en été et de 8 h à 18 h en hiver, avec une activation du chauffage à 20 degrés.

Dans le bureau de Milan, l’électricité provient de « Lifegate », un fournisseur respectueux de l’environnement qui plante des arbres pour compenser la pollution générée par le transport d’énergie.

Afin de réduire la consommation d’énergie occasionnée par le stockage de ses données internes (notamment les mails), Criteo a profité de la période des vacances d’été 2017 pour lancer une campagne de communication incitant au nettoyage des boîtes de réception. L’exercice sera probablement répété l’année prochaine, avec cette fois des objectifs concrets de sensibilisation et de réduction.

Suivi de la consommation d’énergie

En 2016, les salariés de Criteo ont lancé le projet « Carbonite », dont l’objectif est de monitorer la consommation d’énergie dans les data centers. Un des éléments clés de ce projet a été le déploiement d’un algorithme pour connaître, en temps réel, la consommation d’énergie des data centers, en se basant sur les flux d’électricité. Un tableau de bord a été créé pour présenter la consommation électrique du parc de data centers et la quantité d’émissions de CO2 associées (en tonnes). Les mesures sont basées sur la consommation électrique de l’infrastructure de Criteo en kWh, le PUE (indicateur d’efficacité énergétique)3 des data centers et les diagrammes de kgCO2/kWh. La consommation énergétique des datas centers en 2016, telle que présentée ci-dessous, est calculée en fonction des estimations du projet Carbonite.

En 2017, l’équipe R&D a commencé à sensibiliser les fournisseurs de salles de serveurs à la nécessité de suivre la consommation énergétique des serveurs. En conséquence, Criteo a pu collecter la consommation électrique réelle de tous ses datas centers. De ce fait, les chiffres présentés dans le tableau ci-dessous pour 2017 reflètent la consommation réelle et non plus une estimation réalisée en interne. La hausse de 42 % entre 2016 et 2017 s’explique par l’augmentation des besoins en infrastructures.

3Le PUE compare les volumes d’électricité utilisés par l’équipement informatique à ceux des systèmes de climatisation et autres services généraux afin de déterminer l’efficacité énergétique des data centers. Il correspond au rapport entre le volume total d’énergie utilisée par un data center et celle utilisée par l’équipement informatique : PUE = (Total Facility Energy)/(IT Equipment Energy).

Électricité 2016 2017 Var.
Bureaux
Total 4 969 MWh 5 675 MWh 14 %
Total par salarié 2,7 MWh/​salarié 2,3 MWh/​salarié -18 %
Total provenant de sources renouvelables 945 MWh 1 196 MWh 27 %
Part de sources renouvelables 19 % 21 %
Data Center
Total 21 345 MWh 30 363 MWh 42 %
Total provenant de sources renouvelables 2 921 MWh 4 532 MWh 55 %
Part de sources renouvelables 14 % 15 %

3. Changement climatique

Parce que Criteo se soucie du changement climatique, la société s’est fixé pour ambition première de mieux comprendre la source et l’ampleur de ses émissions à effet de serre afin de pouvoir en réduire le niveau.

Consommation d’électricité

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) les plus importantes proviennent de l’électricité consommée par les bureaux et les data centers ainsi que des déplacements professionnels4.

En vue de prendre des mesures à l’échelle de l’entreprise, Criteo a déterminé les sources d’émission qu’elle contrôle (telles que la consommation électrique) et celles sur lesquelles elle peut exercer une influence par la mise en oeuvre de bonnes pratiques et de politiques adéquates (telles que les déplacements). Pour ces dernières, Criteo préconise d’éviter autant que possible les déplacements nécessitant un transport aérien, d’organiser des vidéo-conférences plutôt que des réunions présentielles et de privilégier les transports en commun aux taxis ou véhicules personnels. Pour cette raison, les salariés de Criteo ne disposent pas de voitures de fonction.

Émissions de CO2 2016 2017 Var.
Liées à la consommation électrique (bureaux)
Total 1 348 tCO2 1 571 tCO2 17 %
Total par salarié 0,8 tCO2/​salarié 0,6 tCO2/​salarié -25%
Liées à la consommation électrique (data centers)
Total 12 503 tCO2 17 259 tCO2 38 %
Liées aux déplacements professionnels
Total 8 035 tCO2 6 517 tCO2 -19 %
Total par salarié 4,5 tCO2/​salarié 2,7 tCO2/​salarié -40 %

Comme le montre ce tableau, Criteo a réduit son volume d’utilisation des transports aériens en 2017 grâce à l’initiative de réduction des dépenses. En conséquence, les émissions de CO2 de la société pour les déplacements professionnels affichent une baisse de 19 % entre 2016 et 2017.

Fuites de liquides réfrigérants

Outre les gaz à effet de serre résultant de la consommation d’énergie, les fuites de liquides réfrigérants utilisés dans les data centers constituent la source indirecte d’émissions de gaz à effet de serre la plus significative. Afin de mieux comprendre l’impact sur l’atmosphère de ses data centers, Criteo espère pouvoir rapidement connaître le volume total de CO2 dégagé par les fuites de liquides réfrigérants. Un travail est en cours avec les fournisseurs de services pour recueillir suffisamment d’informations et produire un reporting fiable pour les prochaines années.

Consommation de ressources

En 2017, le directeur technologique (CTO) de Criteo s’est engagé à mieux suivre l’utilisation des ressources afin d’augmenter l’efficacité technique et opérationnelle. L’initiative « Footprint » a été lancée par les salariés afin de mesurer la rentabilité des projets internes, en comparant le chiffre d’affaires et son coût (en termes d’infrastructure par exemple). Les tableaux de bord Footprint sont désormais régulièrement utilisés comme outils décisionnels par les équipes.

Une bonne pratique mise en oeuvre en 2017 par la « Hadoop Guild » consiste à recueillir automatiquement la consommation de ressources par ordinateur, ce qui procure des informations détaillées sur chaque traitement. Ce suivi permet d’obtenir des indicateurs de performance très utiles et permet de détecter les hausses imprévues de consommation de ressources, ainsi que les éventuels points à améliorer. Cette politique présente deux avantages directs. Tout d’abord, elle permet de suivre plus précisément la consommation de ressources afin de la réduire lorsque cela est faisable ou de la maintenir lorsqu’elle est déjà limitée. En outre, ces mesures permettent de détecter plus rapidement les incidents de production, et par conséquent, de réduire les délais et les coûts de rétablissement des services.

4Conformément à la méthodologie du protocole des gaz à effet de serre, les émissions associées à la consommation électrique et celles découlant des déplacements professionnels relèvent respectivement des champs d’application 2 et 3.

Trajets domicile-travail

Afin d’aller au-delà de la réduction de son empreinte carbone, Criteo cherche également des moyens de limiter l’utilisation de la voiture. Un grand nombre de bureaux sont situés dans des zones facilement accessibles par les transports en commun, et la majorité d’entre eux n’offrent pas de parking, ce qui décourage les salariés de se déplacer avec leur voiture personnelle. Dans la plupart des bureaux de Criteo, les frais de transport sont subventionnés afin de promouvoir l’utilisation des transports en commun.

En Chine, un service de navette est mis en place. Dans la région EMEA, une journée sans voitures est organisée chaque année, et certains bureaux ont mis en place des systèmes d’auto-partage et de covoiturage. Les bureaux américains de New York, Boston, San Francisco, Sao Paulo et Miami mettent des douches à disposition des salariés qui privilégient les moyens de transport plus sportifs et sans carbone.

4. Biodiversité

Chez Criteo, la biodiversité est valorisée. Bien que son activité ne soit pas susceptible d’influencer notablement la biodiversité, et malgré le levier très limité que la société pourrait avoir sur cette dimension environnementale spécifique, Criteo souhaite contribuer à la protection de la biodiversité. À cette fin, des nids ont été installés sur le toit du bureau de Londres et d’autres initiatives similaires sont en cours d’étude dans d’autres bureaux.

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